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  • Marina Movsissian

Semaine mondiale de l’entrepreneuriat : retour sur ma transition à entrepreneure

La “Global Entrepreneurship Week” fête ses 15 ans. L'entrepreneuriat est célébré dans de nombreux pays du monde - 200 pour être exact cette année selon le site officiel GEW. D’origine anglo-saxonne, cette semaine a été initiée aux US et au UK et a pris de l’ampleur au fur et à mesure des années. Elle est célébrée en 2022 du 14 au 20 novembre.


Cette semaine mondiale de l’entrepreneuriat célèbre donc chaque année en novembre l’entrepreneuriat et ses acteurs et c’est en cet honneur que j’aimerais vous partager mon expérience de jeune entrepreneure, basée sur mes 10 mois d’activité entrepreneuriale à temps plein, depuis ce début d’année 2022.


J’espère que partager mon expérience, ma vision de l'entrepreneuriat, peut inspirer ou servir d’autres personnes. On veut parfois nous faire croire que tout est si simple… Alors sans non plus vous décourager, j'aimerais vous apporter un peu de ma réalité.


Marina Movsissian, Entrepreneure, Coach Professionnelle
Marina Movsissian, Entrepreneure, Coach Professionnelle


Des débuts flous… Dans un (nouveau) monde paradoxal



Après 13 ans de salariat, on se réveille un matin, et pour la première fois, rien est déterminé. Il n’y a pas de fiche de poste, pas de manager, pas de collègues. On ne nous communique pas d’objectifs à atteindre. D’ailleurs vous n’avez plus ni revenus fixes, ni ces primes sur objectifs que vous aimiez bien en réalité lorsque vous étiez commerciale… Plus de congés payés, plus de participation au pass Navigo pour les transports franciliens, plus de carte Swile. En vrai il s’agit de moi, et de mon expérience personnelle qui n’engage que moi, donc je vais revenir à la première personne ;).


Dès début janvier 2022, alors que j’avais effectivement quitté ma dernière entreprise et pris un peu de repos pour me remettre de la folie de 2021, j’étais officiellement devenue une entrepreneure à temps plein. Le projet : développer mes services de Coach Professionnelle Certifiée, avec ma certification et mon accréditation ACC de l’ICF en poche.

Je me réveillais le matin et je savourais cette liberté… Ne plus avoir à faire un travail que l’on a plus envie de faire. Certes. Mais aussi la liberté de tout écrire depuis une page blanche ! Un sentiment exaltant, et à la fois un peu anxiogène, surtout au début.


J’ai été formée à devenir Coach, mais je n’avais pas été formée à l’entrepreneuriat.

Coacher je sais faire, mais encore faut-il trouver des personnes à coacher ! La chance que j’ai eue c’est qu’en 2021 en parallèle de mon emploi salarié, j’avais ouvert ma micro-entreprise afin de pouvoir facturer les interventions en école que l’on me proposait de faire, mais aussi avoir un cadre pour les éventuels clients qui me tomberaient dessus... Et des clients j’en ai eus. En fin d‘année, grâce à mon réseau je rencontre ainsi 2 nouvelles clientes qui me permettent de me lancer sur le début de l’année, et j’ai la chance d’avoir une proposition de freelancing avec mon ancienne entreprise. De quoi me soulager un peu financièrement sur mon lancement dans l’entrepreneuriat, en parallèle des aides de Pôle Emploi dont je bénéficie jusqu’en août 2022. 7 mois de chômage dans mon cas ça passe vite, mais c’est déjà un support précieux quand on démarre !


Des compétences qui manquent et une charge mentale accrue


Ce constat du manque de compétences est assez fort au démarrage et je me sens vite sous-préparée. Étant dans un métier d’accompagnement, et l’ayant moi-même expérimenté par le passé, je connais la valeur de se faire accompagner. Je décide de faire des recherches, et je tombe un peu par hasard sur un organisme qui s’appelle l’Adie, et qui accompagne précisément les entrepreneurs dans le démarrage de leur projet. Je me retrouve alors à suivre une formation sur 2 semaines avec eux, “Je deviens entrepreneur” que l'on appelle affectueusement "JDE". Je rencontre ainsi d’autres femmes avec des projets entrepreneuriaux, en quête d’accompagnement. On travaille alors nos pitchs, nos offres commerciales, on en apprend davantage sur les statuts, les finances, la communication, etc. C’est l’occasion d’avoir des retours extérieurs sur son projet, et de préparer un oral devant un jury professionnel à l’issue de la formation.


En parallèle des compétences manquantes, la gestion du temps devient un véritable challenge. Comment s’organiser lorsque l’on doit porter seule, toutes les casquettes au sein de notre entreprise ? Il y a les heures où l'on coache effectivement ses clients, mais tout ce temps invisible derrière pour l'administratif, la comptabilité, le business development, la communication, le marketing, quand on se forme à des pratiques additionnelles ou sur des compétences manquantes, le networking avec d'autres coachs ou entrepreneurs, ou quand on est supervisés comme moi par un genre de Coach de Coachs.


La charge mentale devient alors bien plus importante à mon sens que lorsque j’étais salariée.



L’entreprise, un vrai vecteur de développement personnel pour l’entrepreneur


Je réalise aussi rapidement que je deviens une cible commerciale majeure pour de nombreux autres entrepreneurs, aux spécialités diverses, qui vous promettent de mieux vendre vos services, automatiser vos ventes, ou obtenir des clients sans prospecter par exemple… Bref. L’entreprise devient pour moi, un vecteur de développement personnel, mettant en perspective tout ce que j’ai encore à travailler personnellement (nous sommes tous des "work in progress !"), par exemple notamment mes limites et ma capacité à dire “non”. Avec toutes ces demandes de connexion, et ces propositions d’accompagnements et après quelques erreurs de jugement, je me rends compte de l’importance du sujet pour moi. Que d'occasions pour m’entrainer à dire non :).


Développer son entreprise, c’est aussi une belle opportunité de travailler son identité.

En tant que personne "normale" c’est déjà une grosse question à répondre à savoir qui l’on est.

Maintenant je m’interroge sur qui je suis en tant qu’entrepreneure, et en tant que Coach. Et qui sont les personnes que je cherche à accompagner, et pourquoi. Les questionnements sont nombreux ; mais ce n’est pas pour autant que nous devons tout faire seules. Il faut donc savoir s’entourer, et savoir se faire accompagner, tout en développant notre capacité de discernement pour trouver les formats les plus adaptés à nos besoins, envies et nos contraintes, en termes de budget notamment.



A chacun son rythme et à chacun de construire son entreprise à son image


Comme dans tout, les gens ont toujours un avis (non-sollicité souvent) à donner. C’est ainsi que notre entourage (et pas forcément proche d'ailleurs) se permet de commenter notre façon d’organiser notre temps, nos méthodes de travail ou notre politique tarifaire… Vous êtes sur tous ces sujets au quotidien, et vous êtes formée à votre métier et vous vous informez sur la concurrence, les pratiques, etc, mais les personnes que vous rencontrez (qui ne sont souvent pas entrepreneures elles-mêmes) auront toujours un mot à dire.

Mon père m’appelle encore parfois en me demandant si je recherche un travail... Et non, je créé le mien ;).


Heureusement votre entourage est souvent aussi un soutien précieux. Et si cela n’est pas le cas, il faut qu’on puisse trouver des personnes qui le soient, ou des personnes qui partagent notre contexte, pour pas se sentir isolée.

C’est ainsi qu’en avril 2022 je me rendais pour la première fois aux Apéros Entrepreneurs. Ce qui change mon quotidien. Notamment en m’ayant permis de rencontrer des personnes qui partagent des idées ou des challenges similaires.


On vous dira quoi faire, comment le faire, et quand le faire. Mais je pense qu’il faut vraiment qu’on s’écoute soi-même. Après tout, c’est notre projet, nos compétences (en partie du moins à priori) et notre vision. Personne n’est mieux équipé que nous pour le mener à bien ; autrement ils seraient en train de le faire aussi. Vous êtes le leader !


Longtemps j’ai été stressée par notamment les sujets de communication, à savoir "il faut" être présente sur Instagram et "poster 3 fois par semaine" au moins afin d’être visible… J’en viens à comprendre que tout ne fonctionne pas pour tout le monde et c’est OK. J’ai envie d’être présente sur Instagram, mais ce n’est pas mon genre de poster 3 fois par semaine, et je ne suis pas encore convaincue que pour moi en tout cas c’est de là que viendront toutes mes futures clientes. Même si bien sûr ça pourrait aussi arriver.

D’autres sont certainement plus expert.e.s d’instagram, et tant mieux pour eux/elles si cela fonctionne bien. De mon côté je préfère écrire des articles à l’occasion, et rencontrer du monde. Parler avec les gens. Les inspirer quand c’est possible.



“Trust The Process”... ou avoir une forme de “foi”

Si vous ne croyez pas en vous, personne ne croira en vous.


Je n’ai pas encore toutes les réponses, j’ai pas encore appris tous les rouages de l’entrepreneuriat (et heureusement, sinon ce serait peut-être ennuyeux d’avoir déjà tout appris et compris en 10 mois), je ne réalise pas encore le chiffre d‘affaires que j’espère réaliser, mais je suis persuadée que je suis en bonne route et pour une première presque année je me débrouille bien.


J’ai planté des graines, et elles poussent doucement. Et il me semble que celles que je n’ai pas encore osé planter c’est qu’il y a une raison. Je ne suis peut-être pas encore prête pour toutes ces graines, mais je développe mon jardin et à mon rythme, et je fais confiance à la vie. Quand le moment opportun viendra, je le ferai.


Encore une fois donc, à chacun son rythme. Et comme me l’a appris mon école de coaching “Trust the process” - j’ai confiance en le fait que le process, les choses, se mettent en place progressivement. Chaque chose en son temps. J’ai foi en moi et foi en la vie.


Quel honneur, quel plaisir, de me laisser ce temps et cet espace pour accorder sa chance à mon projet. Je me remercie pour ça. Et si c’était à refaire ; je reprendrai la même décision.


What’s Next ?


Et maintenant quoi ? Je vais continuer à développer mon activité de Coach et de Facilitatrice. J’ai des clientes particuliers en direct, je vais continuer sur cette voie.

Depuis cet été, j’ai commencé à développer des partenariats avec des plateformes. J’accompagne notamment des personnes dans leurs reconversions, ou des femmes à développer leur leadership. Je vais voir ce que donnent ces nouveaux partenariats. Et j'ai l’ambition de développer mon activité auprès des entreprises.

J’ai commencé à la rentrée à donner divers ateliers "Diagnostiquer son Leadership” ou encore des Ateliers autour de la Confiance en Soi ou de la Communication inter et intra-équipes. Le prochain atelier prévu c’est un coaching de groupe pour la négociation salariale. J’ai à cœur de poursuivre mon engagement pour aider les entreprises à développer leurs talents féminins et améliorer la parité hommes - femmes à tous les niveaux de hiérarchie des entreprises.


Si vous connaissez une entreprise qui pourrait être intéressée par mes services (Coachings Individuels, Coachings Collectifs, Ateliers et Séminaires d’équipes) n’hésitez pas à me contacter. Je serai ravie d’échanger sur la problématique rencontrée et co-construire ensemble les solutions adaptées.





Et vous, quelle est votre expérience de l’entrepreunariat ?

Si vous ne vous êtes pas encore lancé.e, que vous inspire cet article ?

Si vous l’avez fait, quels points partagez-vous éventuellement ?


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